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vendredi 26 décembre 2014

Un déshumidificateur à bord du narrowboat : Le Meaco DD8L


De l'humidité...


Prenez une grosse boite en acier avec quelques orifices de ventilation, mettez-y deux personnes et un chat et observez !

Inévitablement, de la condensation va apparaitre. Non pas que cette boite soit plus humide qu'autre chose, simplement du fait qu'elle soit plus ou moins hermétique, la chaleur et la respiration de ces différents corps vont créer de l'humidité.
En ventilant, c'est à dire en ouvrant les fenêtres, il est possible de faire disparaitre cette condensation. Enfin, lorsque la température et le taux d'humidité extérieurs le permettent.

En hiver, la différence de température entre l'intérieur et l'extérieur accroit encore ce phénomène de condensation. Cela se traduit au mieux par de la condensation sur les fenêtres malgré le double vitrage et les ponts thermiques. Il peut également apparaitre une pellicule humide au plafond et à la longue, il peut y avoir une apparition de moisissures dans les endroits les moins aérés... Pas top !


Bien sûr, il y a plein de trucs et d'astuces pour diminuer cette condensation. Les gens ne tarissent pas de conseils comme changer de mode de chauffage, chauffer davantage, aérer encore plus, mettre des absorbeurs. J'en ai même fabriqué moi-même et à peu de frais pour mettre dans les penderies :)




Le hic, c'est que tout ce que j'ai essayé jusque-là ne fonctionne pas. Il y a bien eu des améliorations à un moment ou à un autre mais rien n'a été transcendant.

En lisant et relisant tout ce qui a pu être écrit sur les différents sites et forums, il faut tout de même reconnaitre que la plupart des solutions concernent des bateaux qui ne sont pas habités : elles sont faites pour des bateaux en hivernage dont le propriétaire ne souhaite pas voir apparaitre de la moisissure dans ses placards.
Finalement, chaque cas est particulier et il est difficile de trouver LA solution.


Alors ?


Alors, j'ai décidé d'investir dans un équipement électrique: un déshumidificateur. 

Mes recherches ont montré qu'il existe trois types de systèmes de déshumidification:

- le plus courant est sans doute le système à condensation. L'appareil est équipé d'un compresseur, comme un frigo. L'air condense sur une plaque rendue froide par le compresseur et son gaz puis s'évacue dans un bac ;

- le plus simple est le système à absorption qui utilise les propriétés du sel hygroscopique. Ce dernier absorbe l'humidité qui s'égoutte dans un bac. C'est la solution des bacs absorbeurs d'humidité  qui faut vider souvent et dont il faut changer les recharges régulièrement ;

- la troisième solution est le système à adsorption. Non, non, il n'y a pas de faute d'orthographe dans le dernier mot. Il s'agit d'un appareil qui aspire l'air ambiant, le projette sur une roue de gel de silice qui capte l'humidité et cette roue est  à son tour déshumidifiée par la projection d'air chaud qui régénère le gel de silice. L'eau obtenue s'écoule également dans un bac.

Chaque système a ses défenseurs, ses détracteurs et il peut être difficile de se faire une idée...



Les caractéristiques...


Pour se décider, le plus naturel est de se référer aux caractéristiques des différents systèmes pour comparer :

- les capacités d'extraction des appareils. C'est à dire le nombre de litres d'eau qui peut être extrait de l'air ambiant en 24h. Cela peut aller des quelques centaines de centilitres à plusieurs dizaines de litres d'eau. Bien évidement, plus les appareils vont extraire d'eau, plus ils seront chers !

Toutefois, il faut préciser que les normes d'extraction sont calculées à des températures de 30°C et avec une hygrométrie de 80%. 
Alors si nous n'habitons pas en Guyane, les résultats de nos deshumidificateurs seront bien loin des chiffres promis dans les publicités. 2, 3 ou 4 fois moins que ce qui est indiqué !

- les niveaux sonores de appareils. Oui, le bateau n'étant pas très grand, je ne veux pas d'un appareil bruyant surtout s'il doit fonctionner la nuit. 
Là, les systèmes à compresseur sont souvent les plus bruyants et peuvent dépasser 50 décibels. Les plus silencieux tournent à 34 décibels ;

- la consommation électrique. Elle varie entre 250 watts et 950 watts, cette dernière puissance s'approchant de la puissance d'un chauffage électrique ! 
A titre indicatif, en prenant une puissance moyenne de 500 watts, nous arrivons à une consommation journalière de 12kWh, soit 360 par mois, ce qui nous fait une facture mensuelle de 54 euros (avec un kWh à 0,15 centime).
Notons bien: 54 euros si l'appareil fonctionne 24h sur 24.

En plus de ces critères, vous pouvez également choisir entre le volume de débit d'air renouvelé par heure, le gabarit des différents appareils, la contenance de leur bac à eau et bien évidement... de leur prix.



LE critère !


Pour ma part, le critère décisif fut la température ambiante !

Oui, car mon narrowboat n'est pas énormément chauffé: je n'en ai ni les moyens, ni le goût. Le chauffage tourne dans la journée, par séquences programmées. La température oscille entre 15 et 19°C en fonction de la température extérieure. La nuit, le chauffage est purement et simplement éteint: la couette en duvet est largement suffisante.

Il me faut donc un déshumidificateur qui soit efficace à de basses températures.

Ce critère exclut d'emblée les systèmes à compression dont l'efficacité chute avec la température. Les systèmes à absorption n'étant pour moi qu'un palliatif, il restait les systèmes à adsorption que vous trouverez sur un moteur de recherche sous le nom de "déshumidificateur à basse température", cela tombe bien !

Ne croyez pas que ce type d'appareils pullule. Il y en a très peu et mon choix s'est porté vers un appareil anglais: un Meaco DD8L Junior. Il a plutôt bonne presse sur les forums britanniques mais semble peu connu en France. C'est un modèle plutôt discret, tant dans le niveau sonore que dans l'esthétisme. Sa capacité d'extraction est de 8 litres par jour, ce qui correspondrait à un appareil à compression de 16 à 20 litres !


Un fournisseur ?!?


Une fois le modèle choisi, j'ai cherché un revendeur en France... 
A priori, il n'y a que deux fournisseurs qui ne le vendent et exclusivement par correspondance. Les prix sont à peu prés les mêmes et tournent autour de 219 euros. 
Hélas, le premier site n'a pas répondu à mon message de demande d'information sur les livraisons, ce qui n'est pas bon signe... et le second figure sur un tas de forum de consommateurs : il semble qu'il rencontre quelques soucis dans la livraison de ses produits et dans la gestion de son service-client.
D'ailleurs au passage, n'hésitez pas à saisir sur un moteur de recherches les noms des sites sur lesquels vous voulez effectuez des commandes lorsque vous ne les connaissez pas, ajouter des mots "avis" ou "réclamation"... il y a des fois où c'est édifiant !

Enfin, trouver un revendeur français me semblait compromis, aussi j'ai élargi mes recherches aux pays voisins. La Grande Bretagne ne me semblait pas compétitive avec sa Livre Sterling et mon choix s'est porté sur l'Allemagne et plus particulièrement sur un site d'accastillage déjà connu dans mon monde de bateaux: la société SVB de Brême.
Pour l'anecdote, cette société dispose d'un site traduit en français et d'un numéro de téléphone français (commençant par 01). A l'accent, c'est visiblement une jeune allemande qui décroche mais elle parle très bien français.

Après quelques renseignements pris de vive voix, j'ai passé ma commande via le site de la société le lundi en début d'après-midi. Peu après, je recevais la facture par mail puis la confirmation d'envoi du colis.
Le mardi est passé... puis mercredi à midi, un coup de téléphone du transporteur m'annonçait qu'il était devant le portail du port !

C'est l'efficacité allemande ! 
Pourtant, avec Noël, recevoir ce colis en un tel délais me semblait bien mal parti mais SVB l'a fait :)





Le coût ?


Et bien... moins cher qu'en France puisque le Meaco était affiché chez SVB à 199,90 euros et la livraison standard, via DHL, a été facturée 6,95 euros. 


Dire que la société française n'a pas encore répondu à mon demande d'informations alors que le produit envoyé d'Allemagne est déjà arrivé...


Les résultats ?


Cela fait maintenant trois jours que le déshumidificateur est à bord. 




Par soucis d'économie, il ne fonctionne pas sur sa position maximale mais sur la moyenne le jour et sur la position minimale la nuit.
Depuis, il faut bien avouer que la condensation sur les vitres a quasiment disparue et pourtant, les températures extérieures ont varié de 10°C à 2°C et il a même gelé la nuit dernière.
Le bac ? je le vide environ deux fois par jour.

L'appareil est relativement silencieux: sur la position moyenne, il ressemble à la ventilation d'un gros PC... sur la position minimum, à celle d'un Mac :D

Pour le côté chiffres, le taux d'humidité avoisinait auparavant les 85% à bord avec cet hiver qui n'est pas très froid. Maintenant, nous avons entre 52 et 55%. Cela peut monter temporairement à 60% lorsque mon matelot cuisine. 
Le ressenti est très différent car même lorsque le thermomètre affiche de basses températures, nous avons l'impression qu'il fait moins froid qu'avant.
Et cerise sur le gâteau, l'air chaud qui sert à déshumidifier le gel de silice nous profite puisqu'il contribue à augmenter un peu la température à bord.

Pour l'instant, je dirai qu'il n'y a que des bons points. 
Bien évidement, nous manquons de recul puisque le Meaco est à bord depuis 72 heures... Nous verrons dans la durée !

A suivre !








samedi 20 décembre 2014

Eberspacher : Le chauffage du narrowboat, dernier épisode !


Dernier épisode... enfin j'espère !


Le chauffage de notre narrowboat, un Eberspacher Hydronic D5WSC, fonctionne sur un système temporaire depuis quelques semaines en raison d'une ligne d'alimentation en gasoil inadaptée: elle se désarmorçait continuellement.

J'avais supprimé cette ligne et mis un simple tuyau plongeant dans un jerrican de 30l en attendant mieux. Cela fonctionnait bien mais cela m'imposait des compléments réguliers en carburant et des manipulations malodorantes.


Du téflon introuvable !


Depuis, j'étais à la recherche d'un tuyau de faible diamètre pour refaire cette fameuse ligne d'alimentation. Et le "faible diamètre" était bien là le problème ! car des tuyaux en PTFE, enfin en téflon, de 4mm de diamètre extérieur et de 1,7mm de diamètre intérieur, ça ne court pas les rues !
Internet, souvent l'ultime secours du bricoleur du dimanche, me proposait bien quelques sites de vente mais la plupart était en Asie et les délais de livraison frisaient le mois !  Il est tout de même incroyable de ne pas arriver à trouver cela en région parisienne !


Eberspacher, des revendeurs introuvables !


Je me suis également rapproché, virtuellement, d'Eberspacher France. 
Fait encore incroyable, la liste des revendeurs et distributeurs français de cette marque de chauffage ne semble pas vraiment d'actualité: la plupart des sociétés d'Île de France 
présentes sur cette liste n'ont pas de produits Eberspacher en rayon et ne peuvent pas les commander... Certains ne connaissaient même pas la marque, d'autres ne font pas de chauffage et je n'évoquerais pas les numéros de téléphone qui ne sont plus attribués ! Je ne parle même pas des responsables qui ont pris mes coordonnées et qui me rappelleront, sans aucun doute, un jour...


Enfin, pas tous !


Après un contact via messagerie avec Eberspacher France, un gentil monsieur a bien voulu me fournir les coordonnées à jour d'un revendeur, qui en toute logique ne figure pas sur la dite-liste : la société BVA Service à Arpajon (91). 

Un coup de téléphone à cette société et je suis tombé sur Cyril, un responsable technique. C'est un"p'tit jeune" qui connait bien son affaire et la marque de mon chauffage. 

Quelques minutes de discussion, quelques recherches et il m'a trouvé ce qu'il me fallait. Nous avons également parlé technique et Eberspacher: entretien, dépannage, possibilités de l'appareil. C'est plaisant d'évoquer enfin le sujet avec quelqu'un qui le connait !

Le diamètre intérieur du tube en PTFE de 1,7mm est particulier à Eberspacher et il est bien plus petit que ceux des autres chauffages comme les Webastos. C'est un choix de la marque, sans doute parce que les pompes à gasoil incluses dans les appareils, sont petites et vu le faible diamètre du tuyau, elles n'ont pas besoin d'être puissantes.


Un chauffage d'appoint...


Cyril m'a effectivement confirmé que c'est un appareil qui sert ordinairement de chauffage d'appoint dans les cellules des poids lourds, il n'est pas fait pour fonctionner en continu. Il faudra bien, un moment ou un autre, que je me tourne vers un système plus costaud comme une chaudière. Mon coeur penchait pour les chaudières-poêles à bois (de type granulé ou pellet) mais cela demanderait trop de modifications dans l'aménagement de l'avant du narrowboat pour installer une de ces chaudières qui sont tout de même massives. 
Reste la solution de la chaudière Kabola que beaucoup plébiscitent mais vu le coût, ce n'est pas pour cette année...


La facture, glubs !


Enfin, pour en revenir à mon Eberspacher, Cyril m'a mis de côté 5m de tuyau, deux manchons de fixation et 4 colliers adaptés. Il m'a également envoyé quelques documents en pdf sur mon système de chauffage qui manquaient à ma documentation technique.





J'ai donc fait un bref passage dans l'Essonne pour aller chercher le matériel. Bon, la facture de 57 euros a un peu de mal à passer. Ce n'est d'ailleurs pas le tuyau en lui-même qui coute cher mais les deux manchons de fixation qui ne sont en fait que de la durite noire. A 11 euros pièce, ça pique un peu les yeux !!! Cyril en était navré et m'a assuré après vérifications qu'il s'agissait bien des tarifs Eberspacher.


Le montage


Le montage sur le narrowboat n'a pas posé de problème particulier. Lorsque j'ai comparé le nouveau tuyau en PTFE et celui qui était en place, j'ai bien vu la différence de diamètre, il n'y a pas photo ! 

A tel point d'ailleurs que pour assurer une protection supplémentaire, j'ai glissé le nouveau tuyau dans l'ancien, profitant ainsi des fixations déjà en place. Le raccordement sur le chauffage et à la sortie du réservoir s'est fait simplement: les manchons ont couté cher mais au moins, ils sont efficaces !  

Pour le cas où, j'ai laissé en place mon dispositif de secours: si jamais le nouveau système ne fonctionne pas, je n'aurai qu'à reconnecter la durite allant du jerrican au chauffage. Au mois de décembre, ce n'est pas terrible de rester sans chauffage !

Bon, il ne restera plus qu'à vérifier dans les prochains jours s'il n'y a pas de fuite aux différentes connections ! :)


dimanche 14 décembre 2014

vendredi 12 décembre 2014

Salon Nautic 2014


Le salon Nautic 2014

Il s'agit du deuxième salon Nautic depuis que nous avons le narrowboat ! ça se fête !



Plus sérieusement, dans cette mouture de 2014, le salon m'a semblé plus grand que les autres fois, plus étendu et il m'a été plutôt profitable: je n'y ai pas fait d'affaires mais j'ai rencontré des gens intéressants :)

Le salon était organisé en quatre pôles:

- le hall 1 avec le tourisme, la voile et la glisse;
- le hall 2.1 avec les équipements;
- le hall 2.2 avec le motonautisme et les motoristes;
- et le hall 4 avec encore du motonautisme et le côté Marina.



Et le fluvial ?


Je pense que c'est dans le hall 1 que nous sommes restés le plus longtemps ! C'est dans celui-ci qu'il y avait la partie fluviale. 

D'emblée, nous avons vu les deux derniers modèles de vedettes de chez Linssen et tout de suite après, il y avait le stand de la société Piper Boat et un de ses bateaux.  Bien accueillis par l'équipe et par Simon en personne, nous sommes restés longuement avec eux à discuter du bateau qui est une réplique d'une Dutch Barge de 15m. 
Bien que l'extérieur soit très différent des bateaux anglais, j'ai l'impression de déjà connaitre l'intérieur tant il ressemble à celui des narrowboats, des wide-beams en particulier du fait de leur largeur plus importante: l'agencement, l'utilisation du bois, la décoration et le poêle d'appoint, tout y est et pour rappeler cette décoration so british !
Même à l'arrière, dans le compartiment moteur, je me sens en pays de connaissance car j'y retrouve un Beta Marine de 105cv qui n'est autre que le grand frère de celui qui équipe le Dream On
Il faut dire que Piper Boat a construit des narrowboats pendant plusieurs décennies alors la société a sans doute conservé des habitudes :)
Enfin, ce bateau est superbe, bien équipé et bien agencé. Il reste bien sûr le prix. Celui que nous avons visité était à 268 000 euros, prix salon. C'est une somme, bien sûr, mais comparée à d'autres bateaux... On se laisserait bien tenter, c'est certain et puis... c'est bientôt Noël ! :)




Le salon ne se résumant pas à cette société et nous avons repris notre parcours tout juste entamé !



Des voiliers !


Nous avons donc sillonné les différentes allées de ce hall 1, bordées de bateaux, essentiellement des voiliers. Il y en a d'immenses ! et de touts petits comme mon préféré: la Gazelle des sables fabriquée à Chaudefonds-sur-Layon (49). Il y a également de merveilleux petits bateaux en bois, tout verni. Un régal pour les yeux mais quand je pense à l'entretien de ce bois et de ces vernis multicouches, j'en frisonne ! :)

Le hall 1 est également peuplé de nombreux stands de loueurs de bateaux, de ports de plaisance du littoral et d'organisateurs de voyages. J'avoue que l'on y est passé très rapidement car cela ne m'intéressait pas beaucoup et du coup, j'ai manqué les stands de la VNF et de l'ANPEI que je n'ai pas localisé dans cet amoncellement.



Côté équipement ?


Le Hall 2.1 s'offrait alors à nous. Celui des équipements qui regorgent d'articles aussi indispensables qu'inutiles :)
Dans les indispensables, je case le stand de Mantagua qui m'a permis de mieux connaitre les différents modèles de leds. Ces petites ampoules nouvelle génération pourraient permettre de consommer jusqu'à 8 fois moins que mon installation actuelle ! Au niveau des équipements intérieurs (luminaires, appliques, etc.) mais également au niveau des feux de navigation, ce à quoi je n'avais pas du tout pensé ! Il y a deux possibilités pour mettre en place ces leds : soit je prends des ampoules led pour remplacer mes ampoules actuelles, solution simple mais chère. Soit je choisis d'acquérir des adaptateurs et de petites ampoules led, ce qui coûte moitié moins cher que le premier système... A étudier de façon détaillée mais je pense que ce sera mon prochain axe d'efforts pour le narrowboat.

Pour le côté indispensables mais inutiles, je caserai le stand de la société "à l'abordage" de la Rochelle. Il y avait sur ce stand de superbes pièces d'accastillage en laiton, cuivre et en bois vernis. J'ai vite repéré des appliques qui pourraient remplacer agréablement les fausses lampes en laiton du narrowboat mais s'il s'agit de matériel de qualité, le coût est élevé et cela restera à l'état de projet pour le moment... donc indispensables mais inutiles :)

Dans le fond du hall, il y avait également un petit stand qui a attiré mon attention: celui de la société alsacienne Nodis-International. Rien de révolutionnaire mais un petit nécessaire de brasure à basse température qui peut nous permettre, sur un bateau, de réparer à peu près tout ce qui est métallique et ce, sans un énorme poste à souder. La démonstration du jeune homme m'a bien plu, le petit kit (constitué d'un petit chalumeau à main fonctionnant à gaz) est simple à utiliser et semble efficace. Je n'ai pas cédé à l'impulsion sur le moment mais je pense que je commanderais ce kit plus tard pour l'avoir sous la main pour le cas où :)

Dans ce hall, j'ai aussi pu trouver des bonnets en laine ! Oui, je sais, ça n'a l'air de rien mais essayez de trouver dans vos magasins habituels des bonnets fabriqués à 100% en laine ! Difficile, je vous l'assure, à moins d'avoir un magasin proposant des articles St James. Du coup, nous en avons pris deux :)  Bon, le hic, c'est qu'ils ont été fabriqués en Bretagne ! Tout ne peut pas être parfait ;)

Tiens, j'ai oublié d'évoquer les kayaks ! Je ne sais plus dans quel hall nous les avons vu... Il s'agit de la société Plasmor qui propose le fameux Belouga qui me plait beaucoup. 




Long, fin mais équilibré, 5m et 26kg, il est taillé pour la randonnée et il est superbe !  Celui que j'ai pris en photo est une version en carbone: magnifique !  mais j'aurai vraiment des regrets à le cogner contre un quai ou à racler une berge avec ! Bon, 2300 euros quand même... mais je le verrai bien posé sur le toit du narrowboat :)



Chauffage ?


Pour en revenir aux équipements, nous avons pu discuter avec les représentants des chauffages Webasto et leur exemples de montage m'ont donné des idées pour améliorer la ligne d'amélioration gasoil du chauffage Eberspacher de notre narrowboat. Il y avait également quelques modèles Eberspacher présentés par la société Kent Marine mais il s'agissait des derniers modèles qui n'ont plus grand chose à voir avec celui qui équipe le Dream On et qui date d'une dizaine d'années maintenant.
Un petit regret à ce niveau: nous n'avons pas trouvé beaucoup de stands qui abordent les systèmes de chauffage. J'aurai aimé voir des stands où seraient proposés de chauffage autre que ces solutions d'appoint que sont les Webasto et Eberspacher. De véritables petites chaudières par exemple, ou des poêle à pellets, à bois, que sais-je. Mais non, nous sommes restés sur notre faim de ce côté-là. Pourtant, nous ne devons pas être les seuls à habiter sur un bateau !
Ou alors, il y en avait quelques parts sur le salon et nous ne les avons pas trouvé... 


Après ?


Après les hall 1 et 2.1, nous avons parcouru les n° 2.2 et 4. Là, des rangées de moteurs hors bord, de scooter et autres nous attendaient mais un seul stand a retenu mon attention: celui d'un représentant de la marque Beta Marine, celle du moteur équipant le Dream On. Une bonne découverte car il est basé à Etrechy, dans l'Essonne, ce qui en fait un commerçant de proximité pour moi. Au moins, je n'aurai pas à parcourir Internet pour commander des pièces détachées pour le moteur, c'est une bonne chose :)


Le reste du salon m'intéressait moins. Il y a toujours un tas de stands que je ne trouve pas à leur place ici: des vendeurs de confitures, de vins, de crayons de couleurs et feutres !  Il y avait aussi  beaucoup de place accordée aux activités nautiques telles que les planches, jet ski, paddle etc. Je trouve d'ailleurs regrettable que toute la publicité faite dans les médias à propos de cette édition 2014 ait essentiellement concerné le paddle et son champion du monde. C'est sans doute très bien pour cette activité mais un peu réducteur par rapport aux autres...

jeudi 11 décembre 2014

Supprimer la buée sur les miroirs du narrowboat


Trucs & Astuces

De la buée !


Eh! oui, un peu d'humidité, du froid à l'extérieur et du coup, lorsque je me rase le matin ou que je me douche, il y a de la buée sur le miroir de la salle de bain. Alors, il me faut l'essuyer et forcément, il restera plein de traces dessus :(

Comme je le dis souvent: Ce n'est pas grave mais c'est chiant !

Après quelques recherches et essais divers, j'ai trouve une astuce sur Internet, toute simple, gratuite et qui fonctionne très bien:

Il suffit de mettre du liquide vaisselle, de qualité, sur un morceau d'essuie-tout en papier et d'enduire la glace de la salle de bain. Au début, cela va vous sembler gras mais ce n'est pas grave, continuez à étaler le liquide vaisselle avec le papier. Au bout d'y moment, le liquide vaisselle a presque disparu. Il vous suffit de terminer avec un chiffon doux, non pelucheux, de type microfibre par exemple, pour qu'il ne reste plus de traces. 

Votre miroir est de nouveau brillant et propre. Vous avez l'impression qu'il ne reste rien sur la glace pourtant, il y a encore un minuscule film de savon, invisible à l'oeil nu, qui va éviter que la buée ne se fixe sur le miroir.

Cela tient 3 à 4 semaines sur le narrowboat, en fonction du nombre de douches et de l'air ambiant. Il suffit de renouveler l'opération pour être de nouveau tranquille :)

mercredi 10 décembre 2014

mardi 9 décembre 2014

Un narrowboat givré !


Les premières gelées !





Après un été qui n'a pas été au top, un automne qui tenait de l'été indien, le mois de novembre s'est passé sous des températures particulièrement clémentes.

Le mois de décembre étant entamé, il n'est pas très surprenant que les premières gelées aient pointé le bout de leur nez. Et c'est donc hier et aujourd'hui que le thermomètre a affiché ses températures les plus basses: -1,7°C  et 2,2°C. 
La presse écrite a mentionné que cela fait un an qu'il n'a pas gelé à Paris ! et même s'il a gelé aujourd'hui en Seine & Marne, la température dans la capitale n'est pas encore descendue sous le zéro.

Il est vrai que si nous avions eu froid en décembre 2013 sur le canal du Nord, nous n'avions pas connu de période froide de janvier à mars 2014... 

Cela dit, les gelées ne devraient se poursuivre très longtemps car la météo annonce déjà un radoucissement et une nouvelle période pluvieuse...




  







lundi 1 décembre 2014

Les libellules disparaissent...

En Ile-de-France, les libellules se meurent en silence




ENVIRONNEMENT - Près d'un quart des libellules d'Ile-de-France ont disparu ou sont directement menacées par l'homme, selon la première "liste rouge" consacrée à ces odonates. Après les oiseaux et avant les papillons, cet état des lieux alerte les pouvoirs publics sur la situation médiocre des zones humides en région parisienne.


SOS libellules en détresse. Confrontés à l'urbanisation et à l'intensification agricole, ces insectes qui vivaient jadis paisiblement dans leurs mares et leurs cours d'eau sont au bord de l'extinction. Selon une "liste rouge" tout juste achevée par l'Office pour les insectes (Opie), la Société française d'Odonatologie et Natureparif, un quart des libellules d'Ile-de-France sont "menacées" ou ont disparu en vingt ans.
Sur 59 espèces de libellules, une est "éteinte", 19 % sont menacées et 14 % sont "quasi menacées". Le sympétrum noir, l'agrion de Mercure, le leste des bois et la leucorrhine à gros thorax auront peut-être disparu, d'ici 5 à 10 ans, des écrans radars. La naïade aux yeux rouges, autre espèce en sursis, n'aura bientôt que ses yeux pour pleurer.
Perturbations d'origine humaine
Ce drame silencieux risque de laisser de marbre les non-initiés. Mais il en dit long sur les conséquences de la pollution humaine. "Ces risques de disparition sont liés à la destruction des habitats et à la baisse du niveau des eaux due aux perturbations climatiques", résume pour metronews Xavier Houard, coordinateur scientifique à l'Opie.
L'insecte, qui privilégie les zones humides comme les bords de Seine ou les plans d'eau, est chassé par l'extension des terres agricoles. "Les agriculteurs comblent les mares pour récupérer les terres amputées par l'urbanisation", explique Xavier Houard. Sans oublier les effets délétères des engrais… "Tout cela est strictement encadré par la loi sur l'eau de 2006… Mais sa mise en œuvre est une bataille quotidienne", estime le spécialiste.
La liste rouge des libellules fait suite à une autre, également alarmante, sur les oiseaux franciliens. L'an prochain, les experts se pencheront sur le sort des papillons… Des outils qui seront régulièrement réactualisés pour suivre le déclin de nos espèces… Ou leur renouveau.

Plus 300 observateurs au chevet des libellules
La "liste rouge" des libellules d'Ile-de-France a été réalisée à partir des observations de plus de 300 personnes, pour la plupart bénévoles, gravitant autour de la Société française d'odonatologie. Au total, près de 28.000 données sur ces insectes ont été compilées sur les vingt dernières années, pour aboutir aux observations qui viennent d'être présentées.

, services Paris
Article du quotidien METRO en date du 02/12/2014


mercredi 19 novembre 2014

Séchage à bord du narrowboat


Le séchage à bord


Oui, ce n'est pas forcément facile de faire sécher le linge à bord. Il n'y a pas de sèche-linge, pas encore, et peu d'espace pour pendre quelque chose. Aussi, je fais sécher mon linge ailleurs.


Les serviettes ?


Reste les serviettes de toilette et de bain qu'il faut bien étendre entre deux utilisations...

Il y a bien la solution de les mettre sur les radiateurs lorsque le chauffage est en marche mais du coup, ça nuit à la diffusion de la chaleur dans le bateau. 

Un séchoir standard

J'ai alors tenté de trouver un séchoir pour mettre sur les radiateurs du narrowboat. 

Forcément, il n'y a pas les bonnes dimensions d'autant que si mes radiateurs font 80cm de long, il ne faut pas que les séchoirs soient trop larges sinon ils gêneraient notre passage dans le couloir du bateau...

Home made !

Alors, j'ai décidé de les faire moi-même. Mon cahier des charges était assez simple: un séchoir étroit, de la même longueur que les radiateurs et si possible démontable pour être enlevé aux beaux jours.

Avec plusieurs idées, je suis allé dans le magasin de bricolage du coin pour me mettre à la recherche de fixations.  

Il existe des systèmes spécialement dédiés aux radiateurs mais je n'en ai pas trouvé localement alors je me suis rabattu sur un système D : des fixations de rideaux :)

Elles sont constituées de deux pattes que je comptais fixer sur la grille supérieure du radiateur avec des vis, écrous et contre-écrous qui resteront en place et des papillons pour enlever les fixations rapidement et facilement. 

Pour les barres d'un diamètre de 20mm, je pensais prendre des tringles à rideau en bois, peintes en blanc. Hélas, il n'y en avait plus dans ce diamètre et j'ai du faire avec des tourillons en pin, bruts. 

Après le perçage des fixations et la découpe des barres, je me suis attelé au montage sur l'un des radiateurs à titre d'essai. L'ensemble tient bien. J'avais quelques doutes en raison des rondelles en plastique que j'ai mis pour éviter que les fixations n'abiment la peinture de la grille du radiateur mais finalement, il n'y a aucun jeu.



Le démontage et remontage se font facilement d'autant qu'une fois le papillon enlevé, la vis reste fixée à la grille grâce à son contre-écrou.

Reste à trouver des petits caches blancs pour dissimuler les vis lorsque le séchoir est enlevé. Il faudra aussi mettre un coup de peinture blanche ou de vernis sur les deux barres du séchoir.



dimanche 16 novembre 2014

Un objet nécessaire à bord d'un narrowboat !




Ode à la bouillotte !




C'est sans doute pour mes deux garçons que j'avais utilisé pour la dernière fois cet objet tombé en désuétude dans notre société moderne où le chauffage central abonde. 

Cachées sous des housses en forme de petits oursons, les bouillottes avaient servi aux enfants lorsque nous arrivions en vacances dans la maison de mes grands-parents, habituellement inhabitée, qui n'était pas chauffée en dehors de nos venues. Les lits étaient froids et humides, aussi les garçons appréciaient leur bouillotte !



De nouveau à la mode ! A bord...


Après un premier hiver passé sur notre narrowboat, j'ai remis au goût du jour cet objet: j'allume peu le chauffage central et si je ne suis pas trop frileux, je n'aime pas me coucher dans un lit glacé. 

Il y avait bien sûr la solution d'envoyer mon matelot se coucher un peu avant moi mais à la longue, elle y rechignait... Curieux ! :D

Alors l'achat, pour quelques euros, de cette bouillotte en caoutchouc s'est donc présenté comme un incontournable. Remplie d'eau chaude après le diner, elle est placée sous la couette et lorsque nous nous couchons en fin de soirée, le lit est merveilleusement à température :)



Et il y en a deux de plus !


L'étape suivante fut de l'utiliser également lors de ces après-midi frisquets où l'on hiberne littéralement à bord, devant la TV ou l'ordinateur. 

Comment ? tout simplement en la plaçant sous mes pieds alors que je suis assis dans le canapé... Elle chauffe d'ailleurs tellement au début que je suis obligé de la mettre sous un coussin pour ne pas me brûler la plante des pieds ! Là, c'est magique : même pas besoin d'allumer le chauffage, j'ai l'impression que la chaleur passant par les pieds irradie tout mon corps !

Bien évidement, dans un appartement chauffé, elle n'a peut-être pas grand intérêt mais j'ai lu dernièrement que plus de 40% des foyers français sont obligés de se restreindre en matière de chauffage par manque de moyen financier. Un comble au 21ème siècle !

A bord du narrowboat, elle a été vite adoptée la bouillotte et du coup, nous en avons maintenant trois: 1 pour le lit et 2 pour les coussins du canapé ! Le luxe ! :)


Même l'été !


Et oui, reprenant le principe, mon matelot a inventé la bouillotte d'été: lors des grandes chaleurs estivales (enfin lorsqu'il y en a !) elle place des blocs réfrigérants de glacière dans un sac hermétique ou dans des serviettes de bain et elle place le tout au fond du lit !
Là, nous avons alors une couette réfrigérée et lorsqu'il fait très chaud, il est bon de se refroidir les pieds sur ces blocs de glace...

Alors, chaude ou froide, adoptez la bouillotte ! :)

mercredi 12 novembre 2014

Eberspacher : Le chauffage du narrowboat fait des siennes !


Une installation neuve !


Oui, il n'y a guère longtemps que j'ai fini l'alimentation en gasoil du chauffage Eberspacher de notre narrowboat le Dream On. Un filtre, un flexible tout neuf et des raccords que j'ai eu un mal de chien à dégotter...
Et puis, après quelques jours de fonctionnement et une pré-alerte, le chauffage a bien démarré hier soir mais au bout d'un quart d'heure, il s'est arrêté et je n'ai pas réussi à le faire re-démarrer.

C'est bouché ?


Je suis donc rentré un peu plus tôt aujourd'hui pour pouvoir y remédier avant la tombée de la nuit. Comme la dernière fois, il semble que le carburant n'arrive pas jusqu'au chauffage. Effectivement, lorsque j'ai démonté la durite de gasoil fixée au chauffage, il n'y avait pas de carburant... même en aspirant de tout mes forces, il n'y a rien qui arrive alors forcément, la pompe n'arrive pas non plus à faire avancer le gasoil dans le flexible.
J'ai tout démonté et remonté, rien n'y fait. A croire que la sortie du réservoir est bouchée...

En attendant !


Du coup, j'ai opté pour une solution alternative: j'ai mis un jerrican directement dans le compartiment moteur, à proximité de la centrale du chauffage et j'ai plongé un petit tuyau dans le bidon pour le relier au chauffage. Au premier essai, le chauffage a démarré, comme quoi, il s'agit bien d'un problème d'alimentation... 

Enfin, je vais utiliser ce système en attendant de trouver ce qui cloche dans l'alimentation. Avec les températures qui diminuent, ce n'est pas le moment de se priver de chauffage !




mardi 11 novembre 2014

Nage en eaux vives



Oui, malgré la diminution des températures, je continue à aller palmer dans la Seine ! 

Avec mon shorty d'1,5mm, le bas du corps est plutôt au frais :)
Et ce 11 novembre, un jour férié d'automne, la température ambiante était de 13°C tandis que l'eau était à 11°C. Il n'y a pas une grande différence finalement !

J'ai tout de même hâte d'investir dans une combinaison de 5mm par ce qu'au bout d'une demie-heure, j'ai l'impression d'avoir deux sabots en bois à la place des pieds ! :)



vendredi 7 novembre 2014

"Vivre sur un bateau..."


Vivre sur un bateau, bon plan ou pas ?



Un article d'Olympe Delacroix qui résume assez bien les aléas de la vie à bord d'un bateau. Il y a quelques approximations comme le passage sur l'assurance et celui sur l'imposition mais bon, le reste tient la route.

Je l'ai extrait de ce site pour qu'il soit encore accessible lorsque le lien ne fonctionnera plus :)



"La campagne en ville, on en rêve (presque) tous. Certains ont franchi le pas, ou plutôt sauté sur le pont de l’habitat fluvial. Mode d’emploi.
Selon l’association « La Seine en partage », 90 % des bateaux-logements du pays (soit près de 1 500) seraient stationnés en Île- de-France. Laurent et Magali, qui vivent dans un petit port en proche banlieue parisienne, n’éprouvent aucun regret : « On a gagné en mètres carrés et en qualité de vie, tout en étant à 10 minutes de Paris en RER. Revivre en appartement ? Plus jamais ! On l’admet, le chemin est semé d’embûches. Avoir des cygnes pour voisins, ça a un prix, mais ça vaut le coup. » Autant le dire tout de suite : sur un bateau-logement, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, bien au contraire ! Ce rêve de citadin peut même virer au cauchemar si l’on n’en connaît pas les codes. Des codes qui justement, manquent quelque peu de transparence...

Un achat parfois risqué

Plus qu’un bien immobilier, l’achat d’un bateau ou d’une péniche comporte des risques. Une coque en mauvais état, des soudures mal réalisées, un moteur qui chauffe... Ces éléments sont d’une importance capitale, mais invisibles au premier coup d’œil, surtout pour un marinier néophyte. La solution ? Exiger de l’acheteur, avant la signature du contrat de vente, le certificat d’expertise du bateau. Réalisé en cale sèche par un professionnel, il détermine l’état de la coque (c’est ce qu’on appelle le « plan de sondage ») et de l’embarcation en général. À noter, le contrat de vente est généralement passé sous seing privé, c’est-à-dire simplement entre le vendeur et l’acquéreur. Mieux vaut faire authentifier l’acte chez un notaire, qui conservera les titres de propriété, tout en s’assurant que le bien n’est pas hypothéqué.

Comment financer son bateau ?

On n’achète pas une péniche comme on achète un appartement. Obtenir un prêt immobilier peut s’avérer très compliqué, puisque par définition, un bateau est un bien « mobilier ». Mieux vaut s’armer de patience... Certaines banques vous proposeront un prêt à la consommation (hors de prix), d’autres vous obligeront à hypothéquer votre bien... ou à démontrer qu’il ne possède pas de moteur ! En effet, s’il ne navigue pas, cela « prouve » qu’il a fonction d’habitation. Plutôt que d’opter pour cette solution (radicale), on vous conseille de démarcher le maximum d’établissements de crédit.

Où s’amarrer ?

Là, tout se complique un peu plus ! Car une fois votre bateau acheté, impossible de jeter l’ancre n’importe où ! Pour obtenir l’autorisation de stationner sur le fleuve (qui appartient au domaine public), il faudra vous mettre en liste d’attente auprès des Voies navigables de France (VNF) ou du Port de Paris. Une liste d’attente classée en deux catégories : d’un côté, les propriétaires de péniches souhaitant s’installer sur berge, qui ont besoin d’une COT (convention d’occupation temporaire). De l’autre, ceux de bateaux de moins de 18 m 2 (parfois 15), qui veulent un anneau en port privé. Une fois placé sur liste d’attente, on peut patienter... dix à vingt ans ! Heureusement, il existe des alternatives. Acheter une péniche disposant déjà d’une COT : même si en théorie, cette convention n’est pas cessible, effectuer un transfert de propriété est monnaie courante. Tenter l’option port privé en négociant directement avec son capitaine. Contourner la fameuse liste d’attente ? Beaucoup le font, même si ce n’est pas très réglementaire...

Une place au prix fort

Un bateau vendu avec une COT en règle (même si on n’a pas la certitude de la conserver, d’autant qu’elle doit être renouvelée tous les cinq ans) peut coûter deux à trois fois plus cher en fonction de sa situation géographique. Exemple : la même péniche « Freycinet » de 38,5 m (soit environ 200 m 2 habitables) vaudra près de 1 million d’euros vers Bastille, à Paris... et 400 000 euros à Lyon ! Aussi cher qu’un appartement... Ensuite, il faut encore payer une redevance mensuelle : entre 500 et 900 euros en Île-de-France. C’est plus facile avec un bateau de moins de 18 m acheté à l’étranger (en Belgique ou Hollande, l’offre est énorme et beaucoup moins chère). On pourra alors tenter de négocier une place dans un port, contre un « loyer » mensuel de 300 à 1 000 euros pour un bateau de 15 m. Là encore, plus on se rapproche des grandes villes, plus c’est cher !

Un entretien important

Il faut le savoir, vivre sur un bateau nécessite d’être un peu bricoleur (ou d’avoir des amis qui le sont !) En dehors du nettoyage du pont, à réaliser tous les deux jours si l’on veut garder son bateau intact, il y a les petites réparations courantes (ici une pompe de relevage, là le surpresseur...) et les dispositions à prendre en cas de crue, pour éviter que le bateau ne s’abîme. Ça, on l’apprend sur le tas, au contact des autres plaisanciers qui forment une communauté plutôt sympathique et solidaire. Enfin, il y a la sortie en cale sèche obligatoire, à réaliser tous les dix ans. Il s’agit de la fameuse expertise à demander lors de l’achat du bateau, qui fait office d’attestation de navigabilité. Comptez au minimum 2 000 euros pour un bateau de 15 m environ, mais la note peut grimper à 50 000 euros pour une grosse péniche, en cas de travaux importants à réaliser sur la coque. Dans le doute, mieux vaut économiser ! Comme les accidents sont vite arrivés, surtout en cas de promenade au fi l de l’eau, l’assurance est obligatoire. Moyennant 600 euros minimum pour un 15 m, et jusqu’à 2 000 euros pour une Freycinet. Beaucoup, beaucoup plus cher qu’une assurance maison !

Et les impôts dans tout ça ?

Là encore, c’est un peu flou. En principe, « les bateaux utilisés en un point fixe et aménagés pour l’habitation, le commerce ou l’industrie, même s’ils sont seulement retenus par des amarres, sont également soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâties ». Au centre des impôts, dont vous dépendez, de définir ce qu’est « un point fixe » ! Du coup, certains paient, d’autres pas. En port de plaisance, par exemple, les bateaux doivent au contraire prouver qu’ils sont navigants (donc surtout pas fixes !) Résultat : ni taxe foncière, ni taxe d’habitation. Vous avez dit compliqué ? Si peu..."
Par Olympe Delacroix

mardi 4 novembre 2014

dimanche 2 novembre 2014

Des châtaignes !


Châtaignes grillées !


Pour couper un peu cet après-midi de bricolage, nous avons fait un petit barbecue à l'heure du goûter pour y faire griller quelques châtaignes achetées hier matin au marché à Melun.

Il faisait encore beau aujourd'hui en cette journée du 2 novembre, même si nous avons eu quelques gros nuages noirs en fin d'après-midi. C'est assez étrange comme sensation de manger des châtaignes grillées alors qu'il fait plus d'une vingtaine de degrés ! :)





Des trous dans mon emploi du temps !


Des trous dans mon emploi du temps,

ou des trous au programme ?


Eh! oui, la météo avait prévu de la pluie aujourd'hui mais au final, il n'est pas tombé une seule goutte d'eau même s'il y a eu de gros nuages.

Cela dit, la journée avait plutôt bien commencé puisqu'il faisait un grand soleil lorsque nous nous sommes levés et les températures étaient également très douces, montant à une vingtaine de degrés en début d'après-midi.

Aussi, je me décidais à sortir tout mon attirail pour finir le bricolage d'hier, c'est à dire faire des trous dans les panneaux de contreplaqué du lit.

Nicolas est venu à mon secours en me prêtant une perceuse que je pouvais brancher directement sur l'alimentation électrique, histoire que je tombe pas en panne de batterie tous les quarts d'heure comme hier :)

Ainsi, j'ai pu m'attaquer au perçage des trous dans les panneaux de contreplaqué. Je me suis appliqué aussi à évaser les trous pratiqués pour coller avec ceux qui existaient déjà. C'est plus joli mais forcément, c'est plus long.
Aussi, le temps de percer, de poncer et de dépoussiérer les panneaux, l'après-midi touchait déjà à sa fin et c'est de nuit que j'ai rangé mon "atelier", un établi déplié à côté du narrowboat.

Le temps de remettre les plaques à leur place sous le matelas et voici une petite photo :



Bon, là, l'air devrait circuler sous le sommier :)


samedi 1 novembre 2014

Eviter la condensation sous le matelas ?



On refait le lit ?


Nous avons un matelas neuf à bord du narrowboat Dream On. Acheté en avril, il a vraiment révolutionné notre couchage à bord, c'est vrai.


La condensation !


Mais les mauvais jours approchant, je m'inquiétais de la condensation qui pourrait apparaitre sous ce matelas, car comme l'ancien, il est posé directement sur les plaques de contreplaqué qui ferment les coffres sous le lit. 
L'hiver, il y a une différence de température entre l'intérieur des coffres et le matelas, surtout la nuit lorsque nous dormons dessus. Du coup, il se forme de la condensation sous le matelas et sur le bois. Cet endroit étant peu ventilé, cela risque de tourner en moisissures par exemple. 


La solution ?


Après bien des heures passées à lire les différents forum et à faire des recherches sur le Net, j'avais envisagé de mettre sous le matelas un genre de tapis anti-condensation, fait de fibres naturelles et de latex. Ce genre de tapis permet une circulation de l'air entre ses fibres. Le plus répandu est un produit de la marque AKWAMAT:




Beaucoup d'utilisateurs en semblent pleinement satisfaits mais il y a quelques limites à son efficacité car la plupart n'habitent pas à l'année sur leur bateau et ne l'utilisent qu'entre mars et octobre. Ce n'est pas cette période de l'année qui m'inquiète !
De plus, il aurait tendance à se tasser avec le temps, ce qui diminuerait son efficacité et la circulation de l'air.

Mais je ne voulais pas l'utiliser seul: je cherchais à mettre une autre couche entre ce tapis et les plaques de contreplaqué. Une couche supplémentaire pour faire comme un vide d'air entre les deux matériaux et je pensais utiliser des produits détournés de leur utilisation première:

- soit des supports alvéolés pour faire une allée en gravier. Ils existent en 3cm de haut et ils sont livrés en général avec une couche de tissu qui résiste à l'humidité:



- soit des matelas drainant utilisés pour le terrassement, par exemple le Geodrain, qui me permettrait de surélever le matelas en fibre et de faire circuler de l'air entre le contreplaqué et le matelas:



Mais si cette solution semblait être un bon compromis, elle représentait tout de même un certain investissement: le tapis AKWAMAT a un coût. 



Coup de Gueule !!!


J'ouvre d'ailleurs là une parenthèse pour pousser un coup de gueule contre les magasins d'accastillage qui prennent les propriétaires de bateaux pour des milliardaires !

A titre d'exemple, ce tapis AKWAMAT (140x210cm) est vendu dans les magasins dédiés aux bateaux au prix de :

- 75 euros chez Accastillage Diffusion
- 77 euros chez Uship;
- 84 euros chez Bigship;

Alors que dans d'autres magasins, comme ceux spécialisés pour les camping-cars, il est à :

- 58,80 euros chez Leader Loisir;
- 58,90 euros chez Camping-car-plus ;



Une autre solution ?


Enfin, pour en revenir à notre matelas, il y avait une autre solution, encore plus couteuse: trouver un sommier à lattes. 

Cela semblait l'idéal car il permet à l'air de circuler entre le matelas et les plaques de contreplaqué, sans compter qu'il doit y avoir un petit plus au niveau du confort.

La chance a été avec moi car en cherchant un sommier à lattes sur le site du boncoin.fr, j'en ai trouvé un à la bonne dimension (120x190) ce qui n'était pas évident !  à une trentaine de kilomètres du port et à un prix défiant toute concurrence: 25 euros ! :)

Cerise sur le gâteau, il est constitué de 2x30 lattes, ce qui est moins courant et ce qui m'arrange beaucoup car ayant un matelas à ressorts, il faut mieux que les lattes du sommier soient les plus rapprochées possibles pour ne pas risquer qu'un ressort passe entre deux lattes !

Le temps de prendre contact avec le vendeur, de m'arranger avec Nicolas, le gardien du port, pour emprunter sa camionnette et nous avons pu aller chercher notre futur sommier.

Il est très bien d'ailleurs: un cadre en métal, plutôt lourd, et des lattes en très bon état. Je suis très satisfait de cette acquisition !



Monter à bord !


Mais une fois au port, les choses se sont compliquées car vu les dimensions, pourtant modestes, du sommier, nous nous sommes vite aperçus que nous ne pourrions pas le monter à bord par l'entrée habituelle du narrowboat. En effet, il y a à l'arrière plusieurs marches d'escalier et un angle droit qui empêchent le passage de ce sommier long de presque deux mètres...

Nous avons donc essayé de passer par l'avant du bateau. Il m'a fallut démonter la bâche et même le panneau vitré à l'avant du narrowboat. Cela n'a d'ailleurs pas suffit car il manquait encore quelques centimètres dans la largeur de la porte avant ! Heureusement que les plots en plastiques maintenant les lattes sur le cadre en acier ont pu être à leur tour enlevés, ce qui m'a permis de gagner les deux centimètres nécessaires ! Ouf!

Une fois à bord, les choses ont été plus simples: nous avons pu enlever le matelas et mettre en place le sommier.
Il entre d'ailleurs parfaitement dans le cadre en bois du lit ! 

Le résultat est impeccable et les lattes, tout en maintenant le matelas loin des plaques en contreplaqué, permettent à l'air de circuler.



Des petit trous, toujours des petits trous !


Pour améliorer encore cette circulation, j'ai commencé à percer des ouvertures rondes dans les plaques de contreplaqué. Elles permettront à l'air d'aller vers les ouvertures latérales que j'avais déjà percé sur les côtés des coffres en avril. 

Hélas, entre l'autonomie de la perceuse qui fait défaut et la nuit qui tombait, je n'ai pas pu faire beaucoup de trous. 




J'ai donc remis en place les plaques sous le sommier pour ce soir et je m'attaquerai à cela plus tard car demain, la météo a prévu une journée pluvieuse.


Bon, après cette journée du 1er novembre où il a pratiquement fait 20°C dehors, nous n'allons pas nous plaindre :)

Avant de mettre en place le sommier, j'ai placé quelques morceaux de mousse en ruban autocollant pour éviter les frottements du cadre en acier sur les plaques de contreplaqué:




Tout rentre ! Impeccable ! :)





Et voilà le résultat ! Seule différence visible: le lit est surélevé de 3 à 4 centimètres supplémentaires :