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jeudi 31 juillet 2014

Vacances: 16ème jour (de Bagneaux sur Loing à Fontainebleau)




Humide


Beaucoup d'humidité ce matin sur le canal du Loing. Un petit brouillard flottait au ras de l'eau, signe sans doute d'une journée chaude. 





Pour le moment par contre, la température matinale s'élevait guère à plus de 16°c. J'ai même du essuyer l'intérieur de la toile de la timonerie avec un chiffon avant de la replier, tellement il y avait de condensation.

Le reste des préparatifs fut conforme à notre routine en navigation: la toilette, les niveaux du moteur, le petit-déjeuner, un petit briefing avec l'équipage, la mise en route du moteur et hop! une fois les amarres détachées, c'est parti ! 


Et c'est parti


Et ce matin, nous sommes partis à 8h50 et nous avons quitté le PK26, prés de Bagneaux-sur-Loing. Direction : la première écluse, la n°11, celle de Chaintréauville, qui était à deux petits kilomètres.
En arrivant devant celle-ci, à 9h05, nous avons du patienter car il y avait déjà un plaisancier, britannique et montant, dans le sas. 

Plein de monde !


Au moment où ce bateau sort de l'écluse, je m'avance pour prendre sa place mais les portes de l'écluse se referment devant nous ! Il faudra attendre quelques minutes de plus que les portes s'ouvrent de nouveau sans que l'on sache pourquoi elles avaient été refermées...

En arrivant dans l'écluse, nous apercevons plein de monde autour de nous. En discutant avec l'éclusier, il me dit qu'il y a une réunion de chantier. Pfff! c'est impressionnant ce que ça déplace comme monde une réunion de chantier ! :)

Nemours


A 9h25, nous quittons cette écluse et nous entamons un bief d'un peu plus de trois kilomètres qui va nous faire traverser Nemours. 





Dans cette ville, le canal se fait plus étroit et serpente entre les quais. Les abords de la ville sont à la fois industriels et plutôt vide. 
Il y a de beaux alignements d'arbres sur la rive droite et des colonies entières de canards. 



Il y a quelques plaisanciers d'amarrés sur le quai en aval du PK30, prés de l'écluse n°12, celle des buttes que nous avons atteint à 9h55. 








En dix minutes, elle est passée tandis que le chat du bord vient voir à l'arrière ce qui se passe, discrètement. 

Puis à la sortie de cette écluse, nous braquons tout à gauche pour suivre le canal qui rejoint le Loing et qui part vraiment en perpendiculaire à l'axe de l'écluse.

A la sortie de Nemours, prés du PK31, il y a encore des silos et des Freycinets qui viennent y charger leurs cargaisons.




Là, le canal s'élargit énormément. On passe sous un pont d'autoroute, on se croirait déjà sur la Seine ! :)

Les portes de gardes


Au PK32, nous suivons le canal qui se sépare de la rivière du Loing, cette dernière n'étant pas navigable.




Un peu après se trouvent les "portes de gardes", l'écluse n°13, celle de Fromonville. Nous avons déjà rencontré cet ouvrage à l'aller et je pensais bêtement qu'il s'agissait d'une ancienne écluse qui ne sert plus. 
Que nenni ! Les portes de gardes sont un ouvrage spécifique qui est utilisé après une dérivation lorsqu'il y a par exemple une crue. Il suffit de les fermer et le canal n'est pas atteint par cette crue... En temps ordinaire, elles sont ouvertes et il suffit juste de ralentir un peu pour les passer. Il est vrai qu'elles sont un peu étroites, comme une écluse.




Automatique ?


L'écluse n°14, celle des Bordes au PK36 est atteinte à 11h05.




Il y a deux éclusiers car l'automatisme est en panne et il faut ouvrir les portes avec un genre de levier qui n'a pas l'air bien pratique. Nous avons beaucoup ri car à un moment, l'éclusier a laissé sa collègue oeuvrer avec le levier car il était en train de répondre au téléphone ! Quelle ruse ! :)




Un peu plus tard, tandis que deux employés de la maintenance étaient arrivé sur le site, nous avons aperçu nos deux éclusiers au téléphone, tous les deux, tandis que les deux employés s'acharnaient sur les leviers pour ouvrir les portes ! Des rusés, ces éclusiers ! :-)


Télécommande, grrrr !


Malgré ces déboires de levier, nous sommes sortis de cette écluse à 11h20. L'heure du déjeuner approchant, nous cherchions un endroit à l'ombre pour arrêter le narrowboat mais ne trouvant pas, nous avons poursuivi notre route jusqu'à l'écluse n°15, dite de Berville, que nous avons atteint à 11h45. 

En nous approchant jusqu'au ponton d'attente, nous n'avons pas réussi à faire fonctionner la télécommande. Nous avons donc amarré le bateau sur le ponton et je suis parti à pied vers l'écluse. 




Quelques dizaines de mètres parcourus à pied ont été suffisants pour que le récepteur de l'écluse reçoive le signal de ma télécommande. Je suis donc revenu sur le bateau et le temps de larguer les amarres, nous entrions dans le sas, il était 11h55. En dix minutes, nous franchissions l'écluse et c'est à quelques centaines de mètres après l'écluse, au PK39 que nous avons trouvé une berge ombragée sur la rive droite.




Pause déjeuner, à l'ombre


Une fois le bateau amarré à trois pieux enfoncés à la masse, mon matelot a fait prendre l'air au chat du bord !

Pendant ce temps, une vedette allemande, montante, est venue se mettre sur le ponton d'attente en attendant 13h, l'heure de réouverture des écluses. Bouffés par les moustiques qui se planquaient à l'ombre, nous sommes remontés à bord avec le chat.




La matinée, après les premières fraicheurs, a été chaude et l'après-midi promet d'être caniculaire même si des nuages sont annoncés en début de soirée. La navigation sur le canal du Loing est toujours aussi sympathique: il y a tout de même un peu d'ombre et les berges sont plaisantes à suivre. S'il n'y a pas de cygne, nous avons de temps en temps un héron que nous dérangeons au passage et qui s'obstine à décoller et à se poser une cinquantaine de mètres plus loin pour s'envoler de nouveau lorsque nous arriverons à sa hauteur. De temps en temps, il y en a que nous précédons longtemps comme ça ! Bizarre, ces hérons ! :-)



On redémarre


Le déjeuner engloutit, nous démarrons le moteur à 13h05 et nous partons quelques minutes après. 

L'écluse n°16, celle d'Episy au PK41, est atteinte à 13h30 mais là encore, la télécommande ne semble pas être captée par le récepteur de l'écluse. Nous sommes pourtant après le ponton, si bien qu'il me faut reculer pour que nous puissions nous y amarrer. Là encore, je fais quelques dizaines de mètres à pied et le récepteur capte enfin le signal de la télécommande.

La télécommande, Grrr (bis!)


Autant en montant, cela avait bien fonctionné et le récepteur semblait capter le signal de loin. Autant là, en avalant, c'est une vraie galère: il faut quasiment arriver devant les portes de l'écluse pour que le signal soit pris en compte. Le problème est que s'il y a un bateau déjà engagé dans le sas, en sens inverse, nous sommes bon pour reculer et lui laisser la place pour sortir... Enfin à 13h50, nous sommes sortis de cette écluse. 






Après un petit bief de 3 kilomètres et avoir donné la télécommande à mon matelot à l'avant du narrowboat (après tout, nous gagnons presque 18m!), nous arrivons à l'écluse n°17, celle d'Ecuelles à 14h20. 

Là, miracle de la technologie, la télécommande fonctionne sans que j'ai besoin d'arriver au ras des portes fermées de l'écluse ! En à peine plus de cinq minutes, cette écluse est franchie. Impressionnant !

Hélas, ça ne va pas durer comme ça ! Mais pour le moment, à la sortie de l'écluse d'Ecuelles, je vois une Freycinet montante, transformée en bateau logement, qui arrive vers les portes de l'écluse. Je ne sais pas pourquoi, alors qu'il avait la place de passer, le pilote a été mettre ce bateau littéralement sur la rive gauche, ce qui l'a arrêté net même s'il y avait beaucoup plus de roseaux que de béton à cet endroit !



Plus que deux !


Sous un soleil écrasant, nous arrivons aux deux dernières écluses du Loing. A 14h55, j'arrive devant la n°18, celle de Bourgogne. Un 38m de commerce en sort et je m'avance pour profiter de la bassinée lorsque les portes se ferment devant moi ! Grrr !

Je n'ai d'autre solution que de m'amarrer au ponton d'attente et de prendre patience. Je vois le sas se vider puis un plaisancier commencer à apparaitre lorsque le niveau de l'eau remonte dans l'écluse, lentement, très lentement.

A 15h20, le plaisancier, un petit bateau avec deux vieilles dames, sort de l'écluse et l'éclusier me fait de grand signe pour que j'arrive ! Gentil, le garçon !

La bassinée dure un peu mais bientôt, nous pouvons sortir de cette écluse et nous diriger vers la dernière, la n°19, celle de Moret, que nous atteignons à 15h40. Là, pareil, une dizaine de minutes à faire du stationnaire devant l'écluse car il semble que l'éclusier ne nous ait pas vu arriver ! Décidément, ils se sont donnés le mot !




Mais bon, l'éclusier est sympa et nous discutons un peu. Il me parle des travaux sur son écluse qui dure, d'un revêtement posé devant l'écluse ce matin qui est déjà à refaire et la galère de son écluse qui, comme la n°18, n'est équipée que d'une seule trappe si bien qu'elles sont très longues à se vider. Il est vrai que nous attendons un bon quart d'heure avant que les portes ne s'ouvrent enfin.




Il est 16h et nous sortons de cette écluse. 




Nous longeons la halte fluviale de Moret sur Loing, sur la rive gauche tandis que nous poursuivons en direction de la Seine tout en admirant quelques beaux bateaux amarrés de part et d'autre avant St Mammès.




L'un d'eux, notamment, a eu une excellent idée pour faire des rideaux protégeant du soleil à l'extérieur des fenêtres !




La Seine


A 16h20, nous atteignons l'embranchement entre le Loing et la Seine. Les berges semblent s'écarter et après une quinzaine de jours sur les canaux, la Seine nous semble énorme ! :)






Même les gigantesques bateaux de commerce que l'on y a croisé nous ont semblé petits. Nous sommes toujours avalants, si bien que nous maintenons un bon petit rythme dans les courbes de la Seine.




L'écluse de Champagne


Un quart d'heure après, je prends contact par la VHF avec l'écluse de Champagne, la n°2, pour me signaler. L'éclusière m'apprend qu'il y a déjà un bateau de plaisance, avalant, dans le sas et qu'elle m'attend. Je monte un peu plus dans les tours pour ne pas les faire trop attendre, d'autant qu'il y a déjà un bateau de commerce, montant, qui attend son éclusage. 

En approchant de cette écluse, on se perd un peu tant les dimensions sont immenses ! De loin, je vois le plaisancier qui est déjà amarré dans l'écluse, c'est un bateau d'une trentaine de mètres et il a l'air tout petit ! 

Il est 16h40. En entrant, je me place derrière lui et l'on pourrait en mettre encore deux comme moi !






Une fois amarré, l'éclusage commence. Rapide, puissant. Il y a quelques remous importants mais je pense que c'est parce que, ayant voulu imiter le plaisancier devant nous, je me suis amarré de son côté alors qu'il aurait fallu se mettre du côté du poste de commande, je pense, pour éviter les remous.

En dix minutes, l'affaire est faite. Le plaisancier devant nous démarre un peu trop vite, son arrière part de travers et il tape le bajoyer plutôt violemment ! Pourtant, on ne peut pas dire qu'il y ait des remous. Dans le doute, je sors prudemment tandis que le bateau de commerce montant m'attend et se précipite dans l'écluse dés que je suis passé.

Où cette nuit ?


Les heures ont passé et l'après-midi touche doucement à sa fin. Je commence à regarder les amarres possibles pour la nuit. Il y a celle en amont de Thomery mais nous l'avons très vite dépassé et cela m'embêtait de m'arrêter si vite. J'aimerai plutôt aller voir du côté d'Avon-Fontainebleau ou de Samois.

A 17h50, nous arrivons au niveau du port Stéphane Mallarmé, celui d'Avon-Fontainebleau, au PK90. Il y a encore un petit bout de quai disponible. Je dépasse légèrement le port pour faire un demi-tour et pouvoir y revenir dans le sens inverse au courant. Je ne dois pas trainer car il y a deux commerces, montant, qui arrivent et il faut que je me place le long du quai sans emboutir pour autant le voilier britannique qui est amarré devant nous ! Les deux occupants du voilier sont sortis pour nous aider à saisir nos amarres, sympa :)

Et nous avons juste le temps de nous amarrer avant que n'arrivent les deux commerces ! J'avais oublié comment ces pontons d'Avon pouvaient bouger lorsque les bateaux passent sur la Seine !

En plus, le voilier n'étant pas tellement avancé sur le quai, j'ai un bon mètre à l'arrière qui dépasse du ponton... Enfin, nous sommes amarrés, c'est le principal.

Tandis que je reconditionne le bateau pour la nuit, une jeune femme m'appelle d'un bateau voisin. Elle s'occupe de la gestion du port et me demande de passer la voir pour régler la nuit.
Une fois les dernières défenses déplacées et réglées pour bien protéger les flancs du bateau, je vais la trouver et ensembles, nous allons à la capitainerie. Je m'acquitte des 10 euros demandés pour la nuit et elle me prête une rallonge électrique car en bout de quai, je suis vraiment très éloigné de la bord EDF.

Une fois l'électricité branchée, mon matelot prend une petit douche et nous accueillons ensuite les britanniques du voilier aux quels mon matelot a proposé de visiter le narrowboat. En fait, ils sont écossais et impressionnés par la place dont nous disposons finalement à l'intérieur de notre petite coque d'acier. Dans la foulée, je propose à la jeune femme du port et à son conjoint de venir également voir le Dream On, ce qu'ils font avec joie. Ils habitent une ancienne vedette de sauvetage de la Royal Navy, tout en bois, de 1943. Jolie :)

Ensuite, ce fut mon tour de prendre une douche et comme nous ne sommes pas loin d'une petite zone commerciale, j'emmenais mon matelot partager un petit repas en ville, ce que nous n'avions pas fat depuis longtemps !





En résumé: horamètre debnav: 6687,3
                                     finav   : 6695,6
Soit 8,3h moteur pour 33 kilomètres et 9 écluses
Au total depuis notre départ: 71,1h moteur, 218 km et 76 écluses



mercredi 30 juillet 2014

Vacances: 15ème jour (de Montargis à Bagneaux sur Loing)


Adieu Saint Roch !


Aujourd'hui, nous quittions le Port Saint Roch de Montargis pour remonter vers le Loing.
La journée promettait d'être belle: le ciel était sans nuage et le soleil brillait déjà lorsque que je me suis levé à 7h30. Seule, la température était un peu fraiche et il y avait un fort vent de nord.

Après le plein d'eau, les différentes niveaux et le petit déjeuner, j'ai mis le moteur en route juste un peu avant 9h pour éviter de réveiller nos voisins de quai qui eux, ne partaient pas.

L'écluse de la Marolle


La sortie du stationnement s'est fait assez facilement bien que nous étions entre deux bateaux plutôt larges. J'avais un peu peur de galèrer mais avec le vent, le bateau s'est décalé  très vite du quai et je n'ai pas été obligé de faire un tas de manoeuvres. Par contre, l'écluse de la Marolle (n°33), à quelques dizaines de mètres, n'était pas encore prête et du coup, j'ai du attendre une dizaine de minutes en stationnaire avec ce vent qui me poussait de travers sur la rive droite... pas top !  






Mais bon, l'entrée dans l'écluse à 9h10 s'est bien passée et malgré les 4,80m de dénivelé, l'éclusage s'est passé en douceur. 

Montargis, côté canal





L'écluse de la Reinette (n°34), juste après, est automatique et à détection de passage. 





Nous l'avons passé rapidement si bien qu'à 9h30, nous avions déjà fait ces deux écluses et que nous naviguions dans le canal qui serpente dans le vieux Montargis. Il est joli d'ailleurs, ce petit parcours: on y voit de belles maisons et quelques ponts sympathiques. 






Montargis, côté industries


Il n'y a qu'à la sortie nord de la ville que cela devient plus industrialisé. 
Déjà le port de Montargis entre les PK 53 et 54 longe une voie de chemin de fer et un grand silo. Plusieurs Freycinets, d'habitation, y étaient stationnées. Un bateau de commerce, seul, était au pied du silo et attendait peut-être sa cargaison.




Le Silure Canaola


Après quelques ponts, nous arrivons à l'écluse n°35, celle de Langlée. Nous y sommes arrivés à 10h05 mais nous avons dû patienter devant un bon quart d'heure car il y avait déjà un plaisancier montant qui éclusait. 




Lorsque le bateau est sorti, j'ai reconnu le Canaola, un beau Silure qui est habituellement stationné au sud de Montereau Fault-Yonne (77). 




A 10h20, après quelques difficultés à rester en stationnaire avec ce vent, nous avons pu entrer dans l'écluse, tenue par le même jeune éclusier qu'à l'aller.    

Ce dernier m'annonçait déjà qu'il avait un problème avec l'automatisme de la prochaine écluse, la n°36. C'est l'écluse qui marque la séparation entre le canal du Briare et celui du Loing. Elle aurait "planté" avec un bateau montant qui aurait eu du mal à entrer dans le sas. 
Du coup, l'informatique a compté trois bateaux et comme il n'y en a qu'un qui est sorti, l'écluse s'est bloquée. Ballot !

Nous sommes donc sortis de la n°35 à 10h30 et notre éclusier fonçait avec son vélo vers la prochaine pour la débloquer avant notre arrivée.

L'écluse de Buges






Je n'aime pas l'écluse de Buges, la n°36: pour les avalants, son angle d'approche est mal fait et entre le canal d'Orléans qui s'en va vers l'ouest et le déversoir de la grande retenue d'eau à l'est, ça remue pas mal et le narrowboat est sensible à ce remue-ménage sous l'eau ! Alors avec le vent d'aujourd'hui par dessus le marché...

Comme l'écluse était toujours illuminée par ses deux feux rouges, nous nous sommes mis en position d'attente sur la rive droite, là où il y a un beau ponton réservé au traine-couillons de Châlette-sur-Loing. 

Peu de temps après, une dizaine de minutes, l'éclusier avait relancé le système de commande de l'écluse: le feu est passé au vert et nous avons pu nous y glisser doucement, sans encombre. 



Un coup sur la tirette magique et l'éclusage se faisait tout seul. A 11h00, nous étions sortis de cette série de deux écluses et nous naviguions maintenant sur le canal du Loing !






Cépoy


A environ 1600 tr/mn, je m'approchais assez rapidement de la première écluse du Loing, celle de Cépoy que nous avons atteint à 11h15. 





En dix minutes, les 1,52m de dénivelée étaient franchis et nous remontions un petit bief de 3km.





Le loing


J'aime beaucoup le Loing, il me semble moins large que le Briare ou c'est peut-être les arbres qui sont sur ses berges qui donnent cette impression plus intime. 





C'est vrai, il y a plein d'arbres et la palette des verts est infinie !  Il y a quelques fois une touche d'orange, signe qu'un arbre meurt ou que ses feuilles tombent déjà.

Rouille


Par contre, je trouve que les VNF auraient pu trouver mieux que les cabines d'éclusiers dans le style rouille "Art Moderne"... 



Ça ne va pas du tout avec les petites maisons d'éclusiers qui sont en général juste derrière. Elles sont pour la plupart construites avant 1890. Quel mélange de style !
Mais cela n'est que mon humble avis :)

Déjeuner à l'ombre


Comme la pause de midi approchait, nous nous sommes posés à l'ombre d'un rideau d'arbres, rive droite, un peu avant le PK5 et l'écluse n°2 des Vallées.







J'ai profité de cette halte pour faire prendre l'air au chat du bord, avec son petit harnais. Il en a profité un bon quart d'heure et a même mangé de l'herbe !!! Attention à la moquette ! :-(






Le déjeuner a été avalé rapidement mais je n'ai pas eu le temps de faire la sieste ! Il était déjà 13h et il fallait s'y remettre. Le temps de remettre le moteur en marche et de faire quelques centaines de mètres, nous étions à l'écluse n°2 à 13h15. 

Elle était tenue par un jeune éclusier que nous avions déjà vu à l'aller, celui qui était en maillot de bain :)
Pour lui, c'était le dernier jour de ce travail saisonnier: après un mois de labeur, il part en vacances et retrouvera ses études (BTS) à la rentrée.




A 13h25, nous étions hors de l'écluse et nous arrivions quelques minutes plus tard à la n°3 qui était distante d'un petit kilomètre. Une dizaine de minutes plus tard, nous étions de nouveau libres de naviguer sur le petit bief de 3 km. 

Une série de 3


Il vient ensuite une série de trois écluses, les n° 4, 5 et 6. Elles ne sont séparées que par un petit kilomètre les unes des autres. Nous les commençons à 14h05 et nous sortons de la dernière à 15h. Nous n'avons guère eu qu'une petite attente d'une dizaine de minutes devant la n°4 car il y avait un plaisancier montant dans le sas.

La suivante, la n°7, celle de Néronville est atteinte à 15h45. 

Superbe !


Le parcours en amont est superbe: quelques virages, de grands arbres et des berges accueillantes sur la rive gauche. D'ailleurs, il y en a qui ne s'y sont pas trompés: un bateau au pavillon britannique y est stationné et en passant, nous voyons la dame du bord qui fait quelques brasses derrière le bateau, dans le Loing :)




L'écluse de Néronville est en travaux: l'automatisation la guette ! 
Les services techniques sont en train de monter les derniers mécanismes, elle sera opérationnelle d'ici quelques heures !



A 15h55, nous quittons Néronville. L'après-midi est déjà bien avancé mais j'aimerai faire encore quelques kilomètres, histoire de nous rapprocher de Nemours.

La plus petite !


A 16h05, nous arrivons à l'écluse d'Egreville, la n°8 au PK15. C'est sans doute l'écluse avec le plus petit dénivelé du parcours: 48cm ! :)

C'est également là que l'on nous remet la télécommande pour les autres écluses du Loing: la plupart seront maintenant automatiques, même si des éclusiers y vont et viennent pour s'assurer que tout va bien.



Souppes-sur-Loing


Après Egreville, c'est un bief de 5km de long qui nous attend. Nous passons là devant le port aux pierres de Souppes-sur-Loing (77) où l'on m'avait proposé une place à l'année. 

En y passant, une fois de plus, je ne regrette pas de l'avoir refusé: la raffinerie de sucre crache toujours sa fumée malodorante et le quai est tout juste aménagé le long du parking de la société où le va-et-vient de camions est impressionnant.

Seules les premières places de la halte fluviale disposent de bornes modernes et d'un bout de gazon accueillant. 

Le port aux pierres était pourtant plein lorsque nous sommes passés, il y avait même des bateaux britanniques à couple.

Mais nous ne nous y sommes pas arrêtés, ce n'était pas notre objectif. J'aimerai arriver jusqu'à Bagneaux-sur-Loing (77), quelques kilomètres au sud de Nemours.

L'écluse de Beaumoulin, la n°9, est atteinte à 16h55 et c'est vrai, elle est automatique :) 





Efficace !


Je trouve d'ailleurs que la télécommande est efficace. L'éclusier nous avait dit 100 ou 150m de distance mais en écartant un peu le bras de la masse du narrowboat, la télécommande fonctionne à une distance bien supérieure. En plus, la petite lumière orange qui clignote sous le feu rouge pour nous annoncer qu'elle a bien reçu notre demande, se voit de loin. Rien à dire de ce côté-là.

Bon, en voulant chipoter, je dirai que les tirettes automatiques sont mal conçues car le câble rouge (arrêt d'urgence) est suprasensible: la moindre défense ou amarre qui le frôle et il parait que ça bloque tout... Les VNF seraient en train de réfléchir à la mise en place de 
protection pour éviter les sollicitations intempestives de ces tirettes rouges qui ne sont finalement qu'un simple câble d'acier qui se tend.
Enfin, cette écluse n°9 a été quittée à 17h05. 

Après cette écluse, le canal du Loing s'élargit à tel point que j'ai eu l'impression d'être sur la Seine ! Il y a de la place, c'est certain même pour faire demi tour :)

Bagneaux-sur-Loing




Nous voulions stationner pour la nuit à Bagneaux, hélas, je n'ai pas trouvé les abords très accessibles. L'eau, certes très claire, laissait apparaitre de grosses pierres et beaucoup d'herbes aquatiques sur la rive gauche. Nous avons donc été jusqu'à l'écluse n°10, celle de Bagneaux. 

Nous y sommes entrés à 17h50. Elle est également automatique. Nous en sommes sortis à 18h00 et juste après l'écluse, nous avons trouvé une belle berge sur la rive gauche. Il n'y avait cependant pas beaucoup de places pour planter des piquets mais en poursuivant à pied sur quelques centaines de mètres tandis que mon matelot tenait le bateau en laisse, j'ai découvert une zone avec quelques bollards qui seront très bien pour la nuit !

Ma bonne action


Avant d'aller prendre cette place qui nous attendait, je suis revenu vers l'écluse à pied avec une gaffe car il y avait un trio de gamins qui essayaient d'attraper leur ballon de foot tombé dans le canal. Grâce à la gaffe et en me penchant un peu, j'ai réussi à attendre cette balle et à leur rendre. C'était ma B.A du jour ! :)

Reconditionnement


Une fois amarré, il était 18h15 et j'ai eu juste le temps de faire le plein avec le jerrican de 30l qu'il me restait en soute. J'ai reconditionné le bateau pour la nuit tandis que mon matelot préparait le diner. J'ai, de mon côté, ouvert la trappe au dessus de l'hélice pour enlever toutes les herbes aquatiques qui s'étaient enroulées autour de son axe. Une vraie galère, ces herbes. 







Pourtant, comme me l'a appris Paul, l'ancien propriétaire du narrowboat, à la sortie des écluses, je mets toujours un coup de marche arrière pour essayer d'éliminer une partie de ce que l'hélice a pu ramasser dans le fond de l'écluse. Quand ce ne sont pas des herbes, ce sont de vieux sacs plastiques ou de la ficelle. Heureusement que j'ai ce genre de trappe, tous les bateaux n'en sont pas équipés, loin de là.

Après une matinée radieuse et un après-midi plutôt nuageux, il a fallu que nous stationnions sur une berge sans aucun arbre pour que le soleil fasse sa réapparition ! Du coup, il a fallu fermer tout le côté gauche du bateau pour éviter un surcroit de chaleur.

De la glace en trop !


Mon matelot s'est aperçu que le frigo contenait dans le fond une quantité importante de glace et elle a procédé à un dégivrage en règle. Est-ce que ce ne serait pas ça qui vidait nos batteries ces derniers jours ? A suivre !




En résumé: horamètre debnav: 6679,0
                                     finav   : 6687,3
Soit 8,3h moteur pour 31 kilomètres et 14 écluses
Au total depuis notre départ: 62,8h moteur, 185 km et 67 écluses
Et un complément de 30l de gazole.