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jeudi 31 mars 2016

Compiègne : un pont de chalands (1914)


Compiègne : Un pont de chalands construit par le Génie Français.
Le pont est traversé par un convoi de spahis algériens
Date d'édition : 1914
Agence de presse Meurisse (Paris)
Photographie neg. sur verre

Source : Bibliothèque nationale de France



On voit distinctement les roufs des différents chalands, le tuyau du poêle, les mats encore dressés, ainsi que les écoutilles qui sont empilées...


Remise en eau du canal Saint Martin



Nettoyage du canal Saint Martin


Extrait du DirectMatin n°1857 du 31 mars 2016
Page 6

Tsss Tsss ! Dire que nous ne sommes même pas allés voir à quoi il ressemblait lorsqu'il était vide !

mardi 29 mars 2016

La Nouvelle Seine




Un nouveau bateau spectacle sur les quais de Seine à Paris !
Un article tiré du Parisien du jour.

Non, non, je n'ai aucune action, ni d'intérêt, dans cet établissement flottant.

Maintenant, si nous sommes invités, nous ne refuserons pas :D






lundi 28 mars 2016

Tempête sur la Seine :)





Tempête sur la Seine : des bourrasques de vent aujourd'hui et de la pluie ! 
Un gros coup de vent était prévu alors pas de surprise mais quel début de printemps...

En vidéo :







Le Canal de Berry, on en parle :)



Un petit article de Cathy Bouguereau sur le site de Bourgogne Boatshed à propos du canal de Berry et de l'ARECABE, l'association pour la réouverture du canal de Berry :

Travaux d'amélioration de la Garonne et de la Gironde




Amélioration de la Garonne maritime et de la Gironde supérieure au Bec-d'Ambès, entreprise Vernaudon Frères & Cie

Rescindement de l'ile Cazeau. 

Date d'édition : 1889

Photographies pos. sur papier albuminé
Editeur : Ecole nationale des ponts et chaussées (Paris)






Chantier à l'excavateur desservi par 4 locomotives et par 80 wagons :






Excavateur-transporteur à 320 mètres de distance :








Drague avec godets et à refoulement :








Dragues aspirant et refoulant les déblais :








Refoulement à 300m de distance et 10m de hauteur :







Drague marine avec ses chalands, porteur et remorqueur :








Dragages en plein fleuve :








La description des travaux des cartes et les débats à propos de ce projet sont dans un fascicule qui est consultable à cette adresse sur le site de la bibliothèque nationale de France.


vendredi 25 mars 2016

Besançon : Pêcheur et barque de gravier (1912)




Photographies neg. sur verre de l'agence Meurisse
Bibliothèque nationale de France


Pêcheur plaçant ou relevant ses nasses à Besançon en 1912 :





Déchargement 
ou chargement d'une barque de gravier à Besançon en 1912 :











jeudi 24 mars 2016

Le canal de Roubaix : bateau à moules (1937)



Le canal de Roubaix

"Bateau à moules attendant son déchargement", sous la neige
Date d'édition : 1937
Bibliothèque numérique de Roubaix

Poêle à bois à bord du narrowboat (Episode 9) : les premiers feux



Le poêle est installé, les tuyaux et la cheminée ont été posés. Il ne reste plus qu'à essayer tout cela.
Bon, il me reste tout de même à trouver du bois de chauffage !


Du bois !


Chacun a sans doute ses bonnes adresses et son "petit vieux" qui lui vend la stère de bois pour "pas cher" mais là, je débute !
Aussi, je n'ai pas finassé : direction la grande enseigne de bricolage du coin où il y a d'énormes palettes de bois déjà coupé.

Quelle taille prendre ? 
Euh... le mode d'emploi de mon poêle GODIN précise que la taille maximale des buches est de 40cm. Nous verrons d'ailleurs par la suite que c'est très théorique !

Le prix de la stère de bois varie avec la taille des buches et c'est inversement proportionnel : plus ces buches sont petites, plus le prix est élevé. C'est le coût de la coupe.
J'ai opté pour des buches de 50cm que je couperai en deux. 

Alors, c'est parti. Me voilà avec une palette contenant 1, 75 stère de bois déjà fendu en deux.
Bon, il ne reste plus qu'à les couper en deux et à les fendre un peu plus, voire beaucoup plus pour certaines afin de faire du petit bois . Et oui, il faut du petit bois pour allumer plus facilement le feu. 

Mais pour faire tout cela, il faut retourner au magasin de bricolage pour acheter une hache ou un merlin, une scie et un tréteau...

Alors nous voilà de retour au port avec tout cela !

Le temps de fendre quelques buches, de faire un paquet de petit bois et nous sommes prêt à essayer notre poêle.


La mise à feu !


Reste qu'il s'agit d'un poêle cylindrique, tout en hauteur contrairement aux autres qui ne sont que des rectangles de fonte. 

Qu'est-ce que cela change, me demanderez-vous ? eh! bien, tout simplement la façon de le charger en bois et la manière de l'allumer.
Ma méthode préférée, baptisée "top down", réellement efficace, préconise que l'on empile du bois en faisant une petite tour, le gros bois en dessous et le petit au-dessus. Ainsi, on l'allume par le haut. Cela a le gros avantage de préchauffer le conduit de cheminée en début de flambée, ce qui facilite le tirage et limite les fumées épaisses au démarrage.
Vue la faible largeur du foyer, cette méthode n'est pas si "top" dans ce poêle. Les quelques essais réalisés n'ont pas été concluants.

Reste la méthode traditionnelle : le petit bois en bas, on fait une petite "hutte" avec du bois plus épais et des morceaux encore plus gros sur le dessus. En dehors du fait que tout s'effondre lorsque le petit bois s'est consumé, ce qui n'est pas très grave dans un foyer fermé où les flammèches sont contenues, c'est surtout le dégagement de grosses fumées qui est dérangeant : en effet, les flammes doivent traverser toute l'épaisseur de la "hutte" pour s'échapper vers le haut. L'embrasement de tant de bois fait que les dégagements sont importants et que je risque d'enfumer mes rares voisins.

J'ai finalement coupé la poire en deux : j'utilise la méthode traditionnelle tout en allumant un morceau d'essuie-tout en papier, imbibé d'un peu d'huile de cuisine, que je place sur le dessus de la "hutte". Ainsi, lorsqu'il s'embrase, ce morceau de papier réchauffe le conduit de cheminée et je trouve que le tirage s'en trouve amélioré. 
D'ailleurs, j'utilise essentiellement le petit truc d'essuie-tout imbibé d'huile de cuisine pour allumer mon bois. Cela évite d'acheter tout un tas d'allume-machins en plus. En fonction du temps de combustion que vous désirez, il suffit de prendre deux ou trois épaisseurs de papier. Je les pose à plat sur le plan de travail de la cuisine et je mets au centre l'équivalent d'un bouchon d'huile de cuisine. Je relève les coins du papier que je tournicote pour faire un genre de mèche que je place sous mon bois. Cela fonctionne très bien.

Bon, vous n'êtes pas obligé d'utiliser de l'huile propre ! Cela peut-être une astuce pour recycler l'huile de la friteuse :)

Certains sites prônent cette astuce, mettant en avant que l'huile qui brule dépose une fine couche dans les tuyaux, ce qui les protègerait de la corrosion, certains résidus étant très acides. Pourquoi pas.

Alors ce feu dans tout cela ? 


Eh! bien, c'est excellent ! Le poêle monte en température assez vite, ou tout au moins le tuyaux :)  La fonte et surtout les plaques réfractaires montent moins vite mais elles redescendent également plus lentement, ce qui fait qu'elles restituent de la chaleur longtemps après que la dernière buche se soit entièrement consumée. 
A noter que le réflecteur en carrelage joue un peu le même rôle : tout en protégeant la paroi du bateau, il emmagasine la chaleur qu'il restitue par la suite.




La chaleur dégagée par le poêle est sèche, je le constate au taux d'humidité affiché par l'hygromètre du bord. Cette chaleur est bien agréable et elle s'accompagne d'un ronronnement ou ronflement du poêle, des craquements du bois qui se consume. Une véritable mélodie :)

D'ailleurs, le chat du bord est un accroc de cette mélodie et il est devenu le meilleur ami du poêle ! :)





Tout est bien ?


Il reste que, comme je le pensais d'emblée, la puissance du Petit GODIN affichée à 5Kw est importante pour l'espace dont nous disposons et il faut jongler avec l'arrivée d'air et l'alimentation en bois pour limiter la chaleur. Au début, nous étions obligés d'ouvrir une fenêtre car nous avons trop chaud... Effectivement, un 2 ou 3 Kw aurait été suffisant mais encore fallait-il en trouver un !

Dans les points à améliorer, je pensais qu'il manquait un peu d'air à bord ou que le GODIN est un ogre côté consommation d'air ! les aérations du bateau, pourtant nombreuses entre les aérateurs des fenêtres, dans les portes avant et arrières et les "mushrooms" sur le toit, ne semblent pas assez efficaces et souvent, lorsque j'allumais le feu, j'ouvrais une des fenêtres pour attiser les flammes du démarrage.
A la réflexion et après plusieurs semaines d'utilisation, l'aération à bord est plus que satisfaisante, c'est effectivement le Godin qui a besoin d'air au démarrage. Avec l'habitude, je laisse la porte du poêle entrouverte pendant les premières minutes et le démarrage ne s'en porte que mieux. J'ai très vite arrêté d'ouvrir une fenêtre car même si l'hiver n'a pas été très rigoureux, nous avons tout de même eu quelques gelées :)


Pour ce qui est de la longueur des buches, les 40cm annoncées sont sans doute réalisables mais comme il faut compter avec les braises des buches précédentes, restées au fond du poêle, on se retrouve à ne pas pouvoir fermer le couvercle, ce qui peut être gênant !
Du coup, je coupe en deux, voire en trois les buches de 50cm et cela fonctionne très bien. 

En matière de répartition de la chaleur, le poêle chauffe très différemment du chauffage central du bord : la chaleur du poêle est concentrée à l'avant du bateau, laissant une zone plus froide à l'arrière, ce qui tombe bien puisque cela correspond à la chambre. De même, sa chaleur a tendance à monter au plafond et le sol reste plus frais. Cela s'atténue beaucoup après plusieurs heures de fonctionnement car la chaleur se diffuse.
Toutefois pour pallier à cet inconvénient, les équipages anglais utilisent un "ecofan":







Il s'agit d'un genre de ventilateur qui fonctionne uniquement grâce à la chaleur dégagée par le poêle et qui, grâce à ses hélices, la propulse à l'horizontale pour optimiser sa circulation. Après avoir épluché plusieurs dizaines de pages de forums britanniques à ce sujet, je ne parviens pas à me faire une idée de la réelle efficacité de "l'écofan", tant les avis sont discordants.

Dans un autre domaine, j'ai trouvé une astuce pour traiter la plaque en acier brut qui protège le sol : j'ai passé une couche d'huile de lin, cela a fait disparaitre quelques taches et lui a donné une teinte grise plus jolie, presque anthracite. Bon, il ne me restera plus qu'à changer cette vilaine moquette grise au sol par un beau parquet en bois mais j'attendrai sans doute l'été !








En conclusion, après plusieurs semaines d'utilisation quasi continue, l'acquisition et l'installation du poêle à bord sont une bonne chose. Sa chaleur est agréable. Le poêle permet bien sûr d'économiser le gasoil et le chauffage Eberspacher.

Ce poêle s'allume assez facilement, chauffe bien et participe efficacement à l'élimination de la condensation à bord. A tel point que la plupart du temps, hormis pendant les nuits très froides où la condensation est importante en raison des différences de températures intérieures/extérieures, nous coupons le déshumidificateur lorsque le poêle fonctionne.

Il n'y a pas à dire, le poêle a changé notre vie à bord. 




Il modifie également la charge de travail car il faut s'en occuper, l'alimenter, couper le bois à la bonne dimension, décendrer et nettoyer le fourneau. 
A ce propos, l'intérieur du bateau se salit beaucoup plus vite qu'avant : la poussière est plus importante même s'il s'agit d'un foyer fermé, à cela s'ajoutent la cendre, les petits morceaux de bois, etc. Il y a beaucoup plus à faire qu'avant.
Et je ne parle pas du stockage du bois, de sa coupe, etc.
Mais cela est une autre histoire !








mercredi 23 mars 2016

Joutes cettoises ou sétoises à Paris ! (1910)






Le 31 juillet 1910
"Joutes cettoises" 


Prés du pont Louis-Philippe à Paris dans le 4ème arrondissement
Agence Rol
Photographie neg. sur verre
Bibliothèque nationale de France






Habituellement, ces joutes ont lieu dans le sud de la France.
Deux jouteurs se font face, perchés sur une plateforme fixée sur un bateau, à trois mètres au-dessus de l'eau. Armés d'une lance en bois, ils doivent faire choir leur adversaire au moment où les deux bateaux se croisent à force de rames.

Gageons qu'en plus de la honte de la chute, le bain dans la Seine devait être une seconde punition car la température de la Seine n'est sans doute pas la même que celle du port de Sète ! 


Gros plan sur une barque et son équipage :









Notez l'habilité ou la chance du photographe qui a saisi le moment de la chute d'un des jouteurs ! Celui-ci va toucher l'eau sur le cliché ci-dessous :





Cette photo a d'ailleurs fait la une du magazine l'Univers Illustré du 7 août 1910 :





























Et le défilé des participants :





mardi 22 mars 2016

Poêle à bois à bord du narrowboat (Episode 8) : trouver l'installateur


L'installateur !


Eh ! oui, ce n'est pas le tout d'avoir le poêle et ses accessoires, encore faut-il les installer.

La fumisterie est une spécialité à part entière, c'est un métier et il est d'autant plus important qu'il engage directement l'existence et la bonne santé des clients: un poêle à bois dégage des fumées et du monoxyde de carbone qui peuvent être mortels.
Et puis, pour installer la cheminée, il faut percer les quelques millimètres d'acier du toit sans mettre le feu à l'isolation et aux panneaux en bois. Sans compter que c'est bien de faire un trou mais encore faut-il que l'installation effectuée soit parfaitement étanche car à la mauvaise saison, l'eau ruisselle sur le toit et une mauvaise étanchéité provoquerait des infiltrations d'eau néfaste aux boiseries du narrowboat.

Alors, je préfère m'adresser à un professionnel.


Encore faut-il en trouver un !


Mes premiers contacts avec les installateurs traditionnels de cheminée et de poêle n'ont pas été concluants. Les techniciens n'ont visiblement pas envie de se casser la tête avec une installation sur un bateau : il faut adapter les normes applicables habituellement aux maisons et faire signer une décharge au client pour que leur responsabilité ne soit pas engagée... Si on ajoute à cela le fait qu'ils ne souhaitent installer que leur matériel et que mes histoires de cheminée traditionnelle des narrowboats ne les intéressent pas, cela complique encore la donne !

Mes tentatives suivantes ont porté sur les chantiers navals d'Île de France. Bon, là, c'est encore plus simple : aucun n'a voulu se déplacer pour estimer la nature et le coût des travaux. D'ailleurs, pour être honnête, les 3/4 n'ont même pas répondu à mes sollicitations. Sans doute sont-ils débordés !



Reste le bouche à oreille !


J'ai bien trouvé quelques combines et des volontaires, artisans dirons-nous, qui envisageaient la possibilité de s'occuper de mon installation mais leurs références étaient plutôt légères. Le résultat me paraissait aléatoire et je n'ai pas voulu tenter l'aventure. Comme je l'écrivais plus haut, l'installation d'un poêle à bois n'est pas anodine en terme de risques et d'ailleurs, il me faudra bien le déclarer à mon assurance pour faire évoluer le contrat et ma couverture.

La solution m'est venue, une fois de plus, de mon forum préféré (Aquanomade) : dans un ancien message, Claudie avait publié une recommandation à propos d'une petite société basée dans le Val d'Oise : LPCL. Ses techniciens avaient fait des miracles lors de la rénovation d'un bateau qui avait été victime d'un feu à bord.





La prise de contact, via messagerie électronique, a été suivie d'un appel téléphonique pendant lequel Christophe, un des techniciens, m'a questionné sur la nature de mon projet. Après quelques explications, mon projet lui semblait bien dans les cordes de son entreprise et il me proposait de venir effectuer une visite pour voir ce qu'il y avait à faire et estimer le coût que les travaux pourraient atteindre.

Bien que je ne la mentionne que maintenant, cette visite a eu lieu très tôt dans l'évolution de ce projet. Dés le mois de juillet si je ne m'abuse. En effet, le coût de l'installation pouvait être rédhibitoire et j'ai essayé de le faire estimer au plus tôt avant de m'engager davantage dans les recherches et dans l'achat du poêle et de ses accessoires.

La visite s'est bien passée : Christophe a vite fait le tour du problème, d'autant qu'il avait procédé à ce genre d'installation peu de temps auparavant sur un bateau que nous connaissons : celui  de Mike et de Randy. 
Là, les conditions sont un peu différentes dans la mesure où il s'agissait d'un grand bateau pour Mike et que le notre est de taille plus réduite, ce qui induit des distances plus courtes entre le poêle, les tuyaux et le vaigrage en bois. Bref, un risque d'incendie accru.
Enfin, la venue de Christophe me permettait de mettre un prix approximatif sur l'installation et je pouvais donc me lancer dans ce projet.

Le temps a passé et après avoir posé la cloison isolante et le réflecteur en carrelage, j'ai repris contact avec Christophe pour qu'il me fixe un nouveau rendez-vous. Il est venu avec son compère, Denis, et ils ont repris en détail toutes les mesures et estimé les besoins pour pouvoir m'adresser un devis. Une fois celui-ci accepté, la journée du 1er décembre a été programmée pour l'installation du poêle.  

Arrivé dès 9h30, le binôme de LPCL est arrivé au port et a débarqué son matériel. Pendant ce temps, j'ai débâché l'avant du narrowboat et j'ai vidé le peak avant pour que les techniciens puissent travailler.

La première étape a été d'aller chercher le poêle qui dormait depuis quelques semaines dans le fond du hangar. En un clin d'oeil, il était monté à bord et une fois les carreaux de moquette ôtés, il trônait à sa future place.




Le travail de Christophe et Denis a commencé par la prise des mesures à l'intérieur et sur le toit du bateau pour calculer l'endroit où le premier petit trou sera percé. 
Cela n'a l'air de rien mais ça m'a fait drôle de voir percer un trou dans la coque du bateau ! Bien sûr, c'est au dessus de la ligne de flottaison mais tout de même ! :)

Ce premier trou a été percé de l'intérieur vers l'extérieur après avoir centré le poêle à son emplacement.




Le perçage du vaigrage, de l'isolation et du toit en acier n'a pas pris longtemps et j'attendais à l'extérieur de voir percer la mèche !







et c'est par ce petit trou qu'il faudra faire passer le "collar" ! :)

Vous remarquerez que ce dernier, en fonte, s'est un peu oxydé dans le hangar ! Il y a de l'humidité dans l'air mais un petit coup de peinture noire, résistante à la chaleur et cela ne se verra plus !





Le petit trou a servi de repère à nos deux techniciens qui ont pu découper le vaigrage intérieur avec une scie-cloche. J'ai pu découvrir l'isolation du narrowboat : une couche de flocage de 2 bon centimètres qui a parfaitement protégée l'acier.






Après le vaigrage, un gabarit a été tracé sur le toit, de la taille du "collar". 




Puis de nouveaux trous ont été percés pour introduire la lame de la 
scie sauteuse et permettre à cette dernière d'entamer l'acier du toit.






L'acier est à une épaisseur de 3 ou 4mm et avec une solide scie sauteuse, il se découpe sans trop de difficultés pour peu que l'acier ne comporte pas de renfort.






Une fois le trou découpé, l'essai de mise en place du collar est concluant et on en profite pour repérer les emplacements des grosses vis qui le fixeront à travers le toit. Deux nouveaux trous sont percés dans le toit puis agrandis pour permettre d'introduire les vis. 
Afin de pouvoir visser les écrous, côté intérieur, les techniciens découpent également deux autres trous dans le vaigrage, de part et d'autre du grand trou. Cela fait comme une tête de Mickey :)









Il ne reste plus qu'à mettre un joint de silicone entre le collar et le toit puis placer les vis et les serrer...

Enfin non, ça n'a pas été aussi simple d'ailleurs...



Pourquoi ?

Parce que l'un des techniciens m'a conseillé de passer un petit coup de balayette sur le toit afin d'enlever tous les petits copeaux d'acier, résidus du perçage. S'ils restent sur le toit, avec l'humidité, ils risquent de rouiller et d'abimer la peinture.

J'ai donc pris une balayette et j'ai eu à coeur de nettoyer énergiquement le toit. Avec un peu trop d'allant puisqu'une des vis qui était restée sur le bord du toit a fait un vol plané et a coulé à pic dans l'eau du port ! Grand moment de solitude !
Car bien évidement, livrées avec le collar, ces vis, il n'y en avaient que deux et forcément, leur taille est peu commune.
Il nous a fallu faire le tour des quincailleries et finir chez un grossiste qui vendait ce genre de vis en carton de 50 !

Enfin, l'histoire s'est bien finie mais les travaux ont forcément pris un peu de retard. Mais, Christophe et Denis ont pu continuer leur oeuvre sans autre tracas !

Ainsi, la mise en place du collar, des vis et d'une bonne épaisseur de joint n'a pas posé de soucis particulier. Il ne restera qu'à positionner la cheminée traditionnelle anglaise sur le collar lorsque le tuyau sera fixé à l'intérieur.








Après cet épisode sur le toit, nous sommes d'ailleurs passés à l'intérieur. Avant de mettre en place le tuyau, il fallait poser la plaque d'acier sous le poêle, afin de protéger le sol. 

Nos techniciens avaient amené une grande plaque et après quelques mesures  autour du poêle, il n'y avait "plus" qu'à découper la plaque à la bonne dimension. Ce qui fut fait grâce à une lance à plasma ! Une découpe rapide et net, avec un bel arrondi, peaufiné à la main par Denis.











Un tuyau !


Une fois la plaque d'acier mise en place, l'équipe s'est attaquée à la pose du tuyau. 
Encore une chose facile à dire et moins facile à faire. En effet, la sortie du poêle a un diamètre de 97mm, le tuyau est en 100mm et la cheminée extérieure avec sa double paroi atteint 150mm. 
Mais fixer un tuyau français à une cheminée anglaise peut être problématique, visiblement les inches et les centimètres ne font pas bon ménage et je parle pas des embouts mâles ou femelles des tuyaux qui nous ont rendu chèvres !

Enfin, une solution provisoire était trouvée pour que nous puissions essayer le poêle ces prochains jours en attendant de passer commande des bons tuyaux et de prévoir un nouveau créneau pour venir les poser.

Notons au passage l'esprit inventif de Christophe : je voulais une plaque pour habiller le haut du tuyau et cacher le trou dans le vaigrage. Une plaque, oui, mais une plaque qui irait avec l'intérieur du bateau : bois ou cuivre.
Et bien, Christophe est venu avec une cymbale  de batterie ! Il a évidé le centre pour faire passer le tuyau de chauffage.  Il a plaqué cette cymbale en haut du tuyau, contre le vaigrage, en la fixant avec un collier. Le rendu est très sympa :)





La fin de l'après-midi arrivait vite mais l'essentiel était fait.
Tiens, d'ailleurs, je m'aperçois que sur le moment, je n'ai pas fait de photos de la cheminée tout juste mise en place... Ben non, il faisait nuit noire ! :)

Et dire qu'à cause du séchage du silicone, il va falloir attendre un peu pour voir briller une flamme dans ce poêle!

Un grand merci à Christophe et Denis de LPCL dont la patience, l'habilité et l'ingéniosité ont permis l'installation de ce poêle français et de cette cheminée anglaise à bord d'un bateau de construction britannique ! :)































lundi 21 mars 2016

Flottille sur la Marne (1922)



"Flottille sur la Marne", les 22 et 23 juillet 1922
Reconstitution historique de la prise de la Varenne-Saint-Hilaire 
Par la République de Montmartre
Agence Rol
Bibliothèque nationale de France

"La Madelon" :






Avant l'embarquement :




Embarquement sur "La Madelon", entre le pont Royal et le pont de Solférino :




Flottille sur la Marne :











Avec Lucien Boyer (1), le chansonnier :




"Une sans-culotte" assise sur le canon :






(1) Lucien Jean Boyer : Né le 20/01/1876 à Léognan (Gironde) et décédé le 16/06/1942 à Paris 9ème. Poéte, compositeur, chansonnier et goguettier français et montmartrois, membre de la goguette du Cornet. Décoré en 1920 de la Légion d'honneur en récompense de services rendus durant la première guerre mondiale comme chansonnier aux armées. Il est également le père du réalisateur, scénariste et auteur français  de chansons populaires Jean Boyer.